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Tousanticovid : Une utilité « marginale » selon la CNIL (juillet 2022)

  Le cinquième rapport de la Cnil sur les outils numériques dans la lutte contre le coronavirus, publié le 4 juillet 2022     pointe « l’utilité marginale » de TousAntiCovid et de sa fonction principale : le suivi des contacts (contact tracing).   La Commission relève qu’au-delà d’une augmentation des chiffres généraux de l’application (téléchargements, enregistrements nets, etc.) depuis la sortie de la version « TOUSANTICOVID », les statistiques d’utilisation de la fonctionnalité de suivi de contacts (proportion de cas positifs se déclarant dans l’application, nombre d’utilisateurs notifiés, proportion des personnes testées positives s’étant déclarées dans l’application après avoir été notifiées, etc.) ne semblent pas particulièrement élevées.  Le rapport souligne toutefois que les périodes de circulation active du virus s’accompagnent d’une « amélioration continue des indicateurs d’efficacité de la fonctionnalité de « contact tracing » » notamment s’agiss...

TousAntiCovid "joue un rôle non négligeable dans le contexte Omicron" selon le Ministère de la Santé

Près de deux ans après sa mise en œuvre, le bilan de l’application TousAntiCovid reste mitigé. Le ministère de la santé et le secrétariat d'état au numérique tirent un premier bilan de l’efficacité de l’application TousAntiCovid dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Les chiffres avancés par l’étude portent principalement sur la première année de mise en œuvre de l’application TousAntiCovid.  Selon le rapport d’activité de l’application TousAntiCovid pour la période du 2 juin 2020 au 30 novembre 2021, intégrant des données actualisées au 10 janvier 2022, établi par le ministère des solidarités et de la santé et le secrétariat d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques, l’application était présente au 1 er  janvier 2022 sur 49,8 millions d’appareils uniques (premiers téléchargements iOS ou Android). 39,4 millions d’enregistrements avaient été effectués à cette même date dans l’application (l’utilisateur a activé une première fois l’appli...

France: vers une « surveillance sur échantillon pour connaitre le niveau de circulation du virus ».

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D'après Le Monde, le ministère de la Santé réfléchirait à une approche "moins exhaustive" de la politique de tests. Bruno Lina évoque, à moyen terme, une surveillance sur échantillon, qui servirait donc plus à connaître le niveau de circulation du virus qu'à isoler les positifs.  Une « surveillance sur échantillon pour connaitre le niveau de circulation du virus ».  Bonne idée. Il serait peut être temps de s’y mettre.  Les britanniques le font depuis avril 2020. Ils ont mis en place deux outils de suivi de l’épidémie, tous deux basés sur des échantillons de la population : le covid19 Infection Survey et les enquêtes React, pilotées par l’Imperial College.   Le Covid19 Infection Survey a été mis en place dès avril 2020 par l’Insee britanniques (ONS) et l’Université d’Oxford.  L’Office statistique (ONS) avait constitué dans un premier temps un panel représentatif de de 20 000 foyers à qui il était demandé de repondre périodiquement a un questionnaire et de ré...

Royaume Uni : « faire face à la plus grande crise sanitaire depuis cent ans avec pratiquement aucune donnée à analyser a été un revers presque inimaginable ».

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Selon le rapport parlementaire publié le 12 octobre , le gouvernement britannique a commis de  «  grosses erreurs » et tardé à agir au début de la pandémie. En cause :  « l'absence de données adéquates sur la propagation du covid-19, en raison de l'insuffisance de l'opération de dépistage au Royaume-Uni » et « une confiance excessive dans des modèles mathématiques spécifiques alors qu'il y avait trop d'incertitudes ». Pour comprendre «  l’un des plus importants échecs de santé publique au Royaume-Uni » , le rapport consacre de longs développement aux données qui ont manqué ou qui n’ont pas été suffisamment ou adéquatement partagées.   « Au début, un certain nombre de systèmes ont été mis en place en dehors du système de planification d'urgence ou des systèmes de santé publique (…) il y avait des problèmes techniques avec différents systèmes de données qui ne se parlaient pas entre eux. C'était certainement un problème »....

La gestion de la crise sanitaire vécue au Japon comme « une défaite numérique »

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Lors du lancement de la nouvelle Agence numérique, en septembre 2021,  le Nikkei, principal quotidien économique, titrait :   «  le COVID donne au Japon une dernière chance pour inverser la défaite numérique ».   C’est le ministre de la transformation numérique lui-même, Takura Hirai, nommé à ce poste en septembre 2020, qui   avait formulé ce constat : « Cette défaite numérique est notre dernière chance ».   La crise sanitaire a mis en relief   la persistance de procédures administratives fondées sur le papier et le courrier postal, qui ont entrainé toute une série de goulots d’étranglement.   La carte MyNumber est devenue le symbole d'un Japon « numériquement impréparé », selon le Nikkei. Cet identifiant 12 chiffres permet de réaliser des démarches administratives, d’ouvrir des comptes bancaires et d'autres services nécessitant une vérification d'identité. Le gouvernement a lancé le projet en 2015 et a dépensé...

États-Unis : Comment des technologies obsolètes et le manque de personnels ont entravé les efforts des services de santé publique pour contenir le Covid-19

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Pour la première fois depuis la fin de l’hiver, le nombre des décès quotidien dépasse régulièrement la barre des 2 000 décès depuis le 7 septembre. Une reprise liée à la stagnation du nombre des vaccinés, au laxisme des gouverneurs républicains du Sud mais aussi au sous-équipement numérique des services de santé publique.   Tout au long de l’année 2020, la presse américaine a pointé les dysfonctionnements numériques du système de santé publique : l’usage du fax entre laboratoires et les services de santé publique, en charge du traçage, des délais de 10 jours pour la transmission des résultats des tests, des informations manquantes comme les adresses des patients, indispensables pour localiser les résurgences du virus. Toute une série de goulots d’étranglement qui entravaient la remontée et la centralisation des données pour suivre l’avancée du virus, au niveau fédéral ….   En juillet 2020, le New York Times déplorait «  qu’avant de pouvoir gérer la pandémie, les responsa...

Royaume Uni : une réponse numérique efficace et quelques échecs retentissants

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Le Royaume Uni avait engagé en 2011 une vigoureuse   «transformation numérique» de l’État et des services publics articulée autour de la stratégie « Government as a platform » et d’une agence interministérielle (le Government Digital Service). Cette stratégie a porté ses fruits dans de nombreux domaines : la crise sanitaire a révélé toutefois plusieurs faiblesses.   Deux rapports parlementaires et une étude de l'Institute for government (IFG) apportent des éclairages sur la réponse des administrations a la crise sanitaire, et notamment sur la dimension proprement numérique de cette réponse.     « Des problèmes liés aux données et à l'héritage informatique »   Dans un rapport intitulé «  Premières leçons de la réponse du gouvernement à la pandémie de COVID-19 » , rendu public le 19 juillet 2021, la  Commission des comptes publics de la Chambre des Communes s’interroge sur « la capacité du gouvernement à prendre des déc...